Congrès du Parti Radical à Massy : journée consacrée à la perception de la réforme des collectivités locales.

Ce Week-end le Parti Radical tient son congrès à Massy près de Paris.

Une journée consacrée à notre perception de la réforme des collectivités locales en tant que radicaux.

Voilà trente ans que la France tente de moderniser son industrie et elle y arrive !
Trente ans qu’elle essaye de moderniser ses institutions… Là, c’est carrément très complexe. Entre la commune (plus de 36.000), les communautés de commune ou d’agglomération, les syndicats intercommunaux, les Conseils généraux, les Régions, l’Etat, l’Europe… C’est le maquis, NON ?

Pourquoi ?
Finalement notre République repose sur un fondement très centralisé où les individus s’ils sont égaux sur le papier ne le sont finalement pas en réalité. On est même très en retard.
La République a même paradoxalement empêché les citoyens de participer activement à la vie démocratique en complexifiant à l’envi des lois qui s’empilent mais ne sont jamais finalement supprimées.

Le résultat : un enchevêtrement de collectivités toutes responsables de « quelque chose » et souvent des mêmes choses, des élus « surbookés » parce que cumulards. Un Etat qui ne donne pas les moyens aux collectivités de vivre mieux, ce qui génère des pertes de temps et d’énergie pour l’usager comme pour les collectivités elles-mêmes, une administration très paperassière, des financements croisés et une grande lourdeur décisionnelle.

Si l’Etat se défausse sur les collectivités locales, les collectivités à leur tour reproduisent ces schémas complexes et chaque exécutif local se plait à dépasser sa propre compétence pour se faire un vrai plaisir : le conseil général du Rhône et le musée des Confluences, le Grand LYON et le festival du cinéma, la Région et la démocratie participative…

Bien sûr ces exemples sont frappants parce qu’on peut se poser la question suivante : si on ne réalise pas ces bâtiments ou ces actions qui le fera ? Et cette question sous-tend toujours l’idée que les collectivités locales veulent faire mieux et plus pour leurs populations au risque de se retrouver en dehors de leurs champs de compétences.

Les réponses sont dures et le dossier de la décentralisation explosif !

Il va falloir beaucoup de courage à la commission Balladur pour déminer les pièges tendus aux élus, beaucoup d’abnégation pour se convaincre qu’on ne peut tout assumer surtout en ces temps de « crise ». Perdre de l’influence n’est pas perdre du pouvoir.

Cette réforme est donc indispensable.

À titre personnel des 2002 je m’étais investie sur plusieurs pistes avec d’autres élus régionaux:

1) Pour les communes : se regrouper, voir pour certaines disparaître, en tout cas donner à « l’intercommunalité » un sens et pas seulement une strate de plus avec une organisation coûteuse pour que chacun trouve une place avec les autres et non pas contre les autres.

2) Définir des compétences strictes et redéfinir les modes de représentation.

3) Remettre à plat réellement la fiscalité locale.

4) Se poser la question de ces agences de l’Etat qui fleurissent.

5) Redéfinir les territoires des Régions et leur donner un vrai pouvoir de pilotage et d’organisation sur l’économie et la formation professionnelle.

Au-delà, le cumul des mandats (à l’heure où l’on recherche de l’efficacité et une économie solide) est un vrai sujet que l’on ne doit pas déconnecter de cette future réorganisation de la vie locale.

Le débat reste à ouvrir et à approfondir encore, c’est notre responsabilité d’élu qui est aujourd’hui encore au coeur de l’histoire; Il faut être prêt à changer… vraiment.

Fabienne Levy

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Edito Fabienne Levy, lyon radical

Fabienne Levy
Secrétaire Nationale du Parti Radical en charge du Patrimoine et de la Culture | Conseillère Régionale | Conseillère du Grand Lyon | Elue (Lyon 1er)