Lyon 1er « Les gens ne franchissent plus le nord des Terreaux » (Le Progrès 15 juin 2009)

Une pétition du conseil de quartier bas des pentes réclame des « actions énergiques » pour mettre un terme à la dégradation du secteur. Rencontre avec Olivier Barnet, son président

 

Quels problèmes pointez-vous ?

J’ai emménagé, rue Terraille, en 2000. Or depuis deux ans, la dégradation est nette. Le trafic de drogue a pris de l’ampleur. Les commerces de la rue Romarin ont fermé les uns après les autres. Il y a un effet boule-de-neige.

De plus en plus de personnes occupent la rue, ce qui conduit les touristes à faire demi-tour. Il y a comme une barrière que les gens ne franchissent plus côté nord de la place des Terreaux. Je trouve dommage qu’une rue chargée d’histoire comme la rue Sainte-Catherine soit abandonnée. Même le début de la rue de la « Ré » est aujourd’hui déserté. Plusieurs commerces ont fermé. Tout le quartier est touché.

Où en est la revitalisation des rez-de-chaussée ?

La mairie a des projets. Je pense qu’elle a raison de considérer qu’implanter un commerce ça ne sert à rien, qu’il faut un effet de masse. Mais ça traîne trop. Il faut agir. On nous a parlé d’une action contre les tags. Il faut en profiter pour tout traiter. Des copropriétaires ne sont pas au courant ou ne savent pas où s’adresser. Il faut enlever les tags même sur les façades qui ne sont pas sous contrat. Si on ne donne pas de signaux forts, ça ne servira à rien.

Quelles activités seraient les bienvenues ?

Un café-théâtre ouvre à l’angle des rues Romarin et Saint-Polycarpe. C’est une bonne nouvelle. Des vendeurs de chiche-kebab, je pense qu’il y en a assez pour nourrir tout le quartier. En revanche, il faut du commerce de proximité. Et nous ne sommes pas contre les bars qui respectent les réglementations et la charte de la vie nocturne.

Le préfet a supprimé les fermetures tardives d’une dizaine d’établissements. Votre avis ?

Depuis, des patrons de bars d’autres quartiers se plaignent de l’afflux nouveau d’une clientèle dont il se passerait bien. Déplacer le problème n’est pas une solution, mais ça prouve au moins qu’il y a bien un problème. Après, ce qui est dommage, c’est que tous les établissements pâtissent des dérapages de quelques-uns. Si tous se comportaient comme le café 203, l’Albion, la Rhumerie… ce serait vivable. Nous ne sommes pas à la campagne. Il y aura toujours un peu de nuisances. C’est normal.

Alors que faire ?

Une meilleure répartition des établissements est nécessaire. Des erreurs ont été faites par le passé. On ne concentre pas cinq établissements sur 20 mètres là où la rue Sainte-Catherine est la plus étroite. Il faut aider certains à s’installer ailleurs. Une clientèle qui ne consomme que des shusters à 0,50 euro ce n’est pas bon. Et même si les patrons envisagent de sensibiliser leurs clients aux nuisances, on aura beau mettre des vigiles partout il n’y aura pas de solution tant que la rue Sainte-Catherine sera une succession de bars.

Comment compte agir le conseil de quartier ?

Nous allons tracter, aller au-devant des habitants, leur faire part de la pétition. Nous voulons aussi rencontrer la mairie pour connaître les actions prévues et pourquoi pas, apporter nos idées. Ce que l’on souhaite, c’est un carnet de route. On sait que tout ne se fera pas tout de suite, mais au moins, que l’on nous tienne au courant ».

Recueilli par D.Menvielle

http://lyon.baspentes.free.fr

 

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Edito Fabienne Levy, lyon radical

Fabienne Levy
Secrétaire Nationale du Parti Radical en charge du Patrimoine et de la Culture | Conseillère Régionale | Conseillère du Grand Lyon | Elue (Lyon 1er)