Régionales 2010 : Une candidature Philippe Meirieu portée par Michèle Rivasi et Cohn-Bendit (Le Progrès 10 septembre 2009)
Le spécialiste des questions d’éducation, Philippe Meirieu, confirme l’information que nous donnions hier : il a bien été sollicité par certains Verts et certains responsables d’Europe écologie pour conduire une liste de rassemblement aux élections régionales en Rhône-Alpes. Il a donné son accord avec « enthousiasme » tout en sachant bien que « ça ne se fera peut-être pas ». Reste maintenant à la procédure interne aux Verts et à Europe écologie de déterminer quel candidat retenir parmi les trois déclarés chez les Verts -Didier Jouve, Gérard Leras et Etienne Tête- et ceux, extérieurs au parti, qui ont été approchés.
Pour ce qui concerne l’universitaire lyonnais, l’affaire s’est nouée aux journées d’été des Verts les 20, 21 et 22 août à Nîmes. D’une part, la toute nouvelle députée européenne, Michèle Rivasi, « à la demande de militants verts souhaitant trouver une personnalité pouvant élargir la famille » a réfléchi et pensé à Philippe Meirieu qu’elle connaissait depuis longtemps : « Il fallait quelqu’un qui apporte des compétences complémentaires, un peu ce qu’a été Eva Joly avec la justice pour les Européennes ». D’un autre côté, Daniel Cohn-Bendit, toujours attiré par ce qui brille, aurait estimé lui aussi que cette personnalité assez médiatique serait une belle locomotive.
L’intéressé, « bien que pas politique », et assurant « ne pas vouloir commencer une carrière à 60 ans : si je suis désigné, je ne ferai qu’un mandat » voit là un défi : « Les partis politiques traditionnels sont perclus de rhumatismes, je ne serais pas parti autrement que dans ce contexte particulier du rassemblement écologique : il regroupe des gens différents, qui veulent faire de la politique différemment ».
A ceux qui récusent sa possible candidature parce qu’il n’a pas de passé de militance écologique, Philippe Meirieu répond qu’au sens partisan c’est vrai mais qu’il a depuis longtemps des préoccupations écologiques dans ses réflexions et ses engagements. Il rappelle parmi d’autres exemples qu’il est « l’un des pères de l’introduction de l’éducation à l’environnement et au développement durable » ou encore qu’en 2001 il a fait la conclusion du grand forum de l’Unesco « Planète-air ». Il peut aussi citer sa participation à la campagne présidentielle de Noël Mamère en 2002 ou encore son parrainage des Petits forestiers de France. « Je ne suis pas une pièce rapportée de l’écologie » estime celui qui serait « passionné par ce challenge » mais qui ne sera pas désespéré s’il n’est pas de l’aventure.
Philippe Meirieu ou une nouvelle pomme de discorde au sein de la mouvance écologique.
Michel Rivet-Paturel
Vendredi 18 septembre 2009

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