Copenhague : Jouanno dénonce et accuse la Chine et l’Inde (JDD 20 décembre 2009)

Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ces deux pays ont eu une attitude « totalement fermée » lors des négociations sur le climat. « Le système de l’ONU, tel qu’il est, est obsolète », dit-elle.

Le sommet de Copenhague s’est achevé samedi sur un goût amer. Des négociations âpres, qui ont finalement abouti sur un accord à minima, une simple prise de note, un premier pas pour certains, un échec pour d’autres. Jusque là sur la réserve, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno déplore dimanche dans le JDD « l’attitude totalement fermée de la Chine et de l’Inde » pendant la négociation de Copenhague. Elle souligne également   »la difficulté des Etats-Unis à aller loin dans les engagements ».

Mais, relève-t-elle, « toucher à  la souveraineté des pays avec un système de décision à l’unanimité, c’est presque impossible ». « Il saute aux yeux que le système de l’ONU, tel qu’il est, est obsolète », analyse-t-elle.   »Nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante ». La secrétaire assure comprendre l’amertume des ONG « parce que cet accord n’est pas ce qu’on voulait, même si beaucoup d’ONG reconnaissent que c’est la première fois que des pays comme la Chine, l’Inde et les Etats-Unis s’engagent. Nous sommes déçus, mais de plus en plus déterminés », conclut-elle.

L’ONU obsolète et les négociations entre quatre yeux

De son côté, le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a estimé samedi sur France 3 que l’accord a minima marquait « le début d’un processus qui va être compliqué », mais qu’on est « est passé à côté du désastre absolu ». « Je retiens un échec du système onusien, une déception sur les engagements de chacun à l’exception de l’Europe et de la France », a-t-il déclaré. Mais « il ne faut pas non plus dire aux Français qu’il ne s’est rien passé à Copenhague »,  a-t-il ajouté. 

« Il y a deux Copenhague en fait : il y a celui de l’ONU climat, classique, traditionnel » qui est « au bout de son système » à cause du « processus d’unanimité », a-t-il dit. Et il y a un « autre Copenhague », celui où dans une pièce « vous avez en même temps le Premier ministre indien, le Premier ministre chinois, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et le président des Maldives » qui « décident trois ou quatre points forts ». La « mutation du monde ne se fait pas comme ça », a-t-il souligné.

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Edito Fabienne Levy, lyon radical

Fabienne Levy
Secrétaire Nationale du Parti Radical en charge du Patrimoine et de la Culture | Conseillère Régionale | Conseillère du Grand Lyon | Elue (Lyon 1er)